martes, 12 de abril de 2016

ALBERT UDERZO



LE PERSONNAGE DU MOIS : ALBERT UDERZO

Albert Uderzo, né le 25 avril 1927 à Fismes, dans la Marne, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée français d'origine italienne. Il est le créateur, avec le scénariste René Goscinny, de la série Astérix.
Il fait preuve, dès la maternelle, d'une étonnante aptitude au dessin. Totalement autodidacte, il dessine à tout moment, noircissant ses cahiers d'écolier de croquis déjà surprenants (on a même retrouvé des colonnes romaines sur certains d'entre eux !). Amoureux des héros de Walt Disney, il se rêve travaillant dans l'industrie du dessin animé et commence, dès l'âge de dix ans, à crayonner des personnages à gros nez.
En 1942, son frère Bruno part en Bretagne et lui demande de l’y rejoindre. La région lui plaît, mais la guerre l'oblige à revenir à Paris où il aide son père, machiniste sur bois. À la Libération, il s'essaie au dessin animé, travaille pour plusieurs revues, crée ou dessine de nouveaux héros comme Flamberge, Clopinard, Zartan, Zidore, Arys Buyck, Prince Rollin ou Belloy l'Invulnérable. Ces derniers inaugurent une longue série de héros musclés, "gonflés à l'hélium", qu'Albert affectionne particulièrement.
À son retour de l'armée, en 1947, il devient reporter dessinateur à France Dimanche et travaille pour deux agences de presse où il rencontre Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon, entre autres futurs grands noms de la bande dessinée. Bientôt, une autre personne va croiser sa route. En ce beau matin de 1951, on annonce à Albert Uderzo la venue d'un nouveau compagnon, nommé René Goscinny. Il est français et arrive des États-Unis. C'est la naissance d'une amitié en tous points exceptionnelle.
En 1956, Albert Uderzo participe activement avec René Goscinny, Jean-Michel Charlier et Jean Hébrard à la création des sociétés Edipresse (agence de presse) et Edifrance (agence de publicité), qui leur donnent enfin l'occasion de s'exprimer de façon indépendante. Mais les temps sont durs et, pour gagner sa vie, Albert Uderzo va jusqu'à exécuter neuf planches en une semaine, ce qui représente un travail colossal. Parfois, les dessins étaient même réalisés directement à l'encre, sans crayonnés, par manque de temps.
En 1959, Albert Uderzo crée avec René Goscinny, Jean-Michel Charlier, Jean Hébrard et François Clauteaux le journal Pilote, grand hebdomadaire à destination de la jeunesse. Le 29 octobre 1959, le numéro un de Pilote présente en page 20 la première planche des Aventures d'Astérix le Gaulois à ses lecteurs captivés. Le journal connaît un succès immédiat : les 300 000 exemplaires imprimés sont vendus dès le premier jour !
Les deux auteurs continueront quelque temps certaines séries, chacun de leur côté ou ensemble. Mais à partir de l'album Le Bouclier arverne, Albert Uderzo décide de se consacrer uniquement au petit héros gaulois et abandonne ses autres personnages. Le 5 novembre 1977 tombe la sinistre nouvelle : René Goscinny est mort lors d'un test d'effort effectué dans le cadre d'un bilan de santé. Il avait 51 ans. Le choc est terrible pour son ami Albert Uderzo.
À partir de ce moment-là, Albert Uderzo reprend, seul, les aventures du héros gaulois et crée les Éditions Albert René, faisant un joli pied de nez à tous ceux qui, nombreux, avaient prédit la mort d'Astérix avec celle de René. Albert Uderzo reprend le flambeau pour ne pas disparaître lui aussi dans le chagrin. Fort de ses 26 années de complicité avec René Goscinny, Albert Uderzo écrit et dessine de nouveaux albums plébiscités par des lecteurs d'Astérix toujours plus nombreux. En cinquante ans, Astérix est devenu un phénomène du monde de l'édition. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 34 albums traduits en 107 langues ou dialectes, 11 films, un parc de loisirs à son nom, des produits dérivés par centaines et beaucoup d'autres projets.





Aux sources de la légendaire amitié d'Astérix et Obélix, on trouve la complicité exceptionnelle des deux créateurs d'Astérix, aux talents merveilleusement complémentaires, René Goscinny et Albert Uderzo.



jueves, 3 de marzo de 2016

LE PERSONNAGE DU MOIS : STROMAE

Stromae  (« maestro » en verlan), de son vrai nom Paul Van Haver, né le 12 mars 1985 à Bruxelles (Belgique), est un auteur-compositeur-interprète et producteur belge de hip-hop, de musique électronique et de chanson française.
Il se fait connaître en 2009 avec la chanson « Alors on danse » extraite de l’album « Cheese », en référence aux sourires forcés sur les photos. Un clin d'oeil qui fait écho à ses chansons, assez noires et pessimistes, chantées presque en slam, portées par des rythmiques modernes et accrocheuses.
On le compare à Brel ou encore à Saez pour son fatalisme et son air révolutionnaire.
En 2013, son deuxième album « Racine carrée » est un succès critique et commercial.
Stromae est né en Belgique de père rwandais et de mère belge originaire de Flandre. Au mois d'avril 1994, alors que la guerre fait rage au Rwanda, un appel leur annonce le décès de son père et l'hécatombe qui décime presque toute sa famille élargie au cours du génocide dans ce pays. Sa mère élève seule à Bruxelles, puis en périphérie, une fratrie de quatre fils et une fille. À l'âge de onze ans, Stromae commence à s'intéresser à la musique et s'inscrit à l'Académie musicale de Jette pour prendre des cours de solfège et de batterie. À dix-huit ans, il forme le groupe Suspicion en compagnie de Jedi, un autre rappeur, et ils composent ensemble la chanson et le clip de Faut qu't'arrêtes le rap. Jedi décide néanmoins de quitter le duo, ce qui marque les débuts de la carrière solo de Stromae. Il enchaîne les prestations, travaille pendant un an dans la chaîne de restauration rapide Quick afin de financer ses études dans une école de cinématographie et mène aussi des études d'ingénieur du son. Parallèlement, il diffuse des vidéos sur internet où il explique ses créations musicales sous forme de leçons appelées Les leçons de Stromae.
Dans ses deux premiers albums, Stromae aborde des sujets graves et contemporains sur des mélodies dansantes :
« Cheese » (2010) aborde des thèmes tels que le recommencement amoureux (Te quiero), la maltraitance (Dodo), la chronique ironique d'un été (Summertime), le port d'un masque festif (Alors on danse) ou la foi (House'llelujah).

L'album  « Racine carrée » (2013) aborde des thèmes tels que l'aliénation par les réseaux sociaux dont Twitter (Carmen), l'absence d'un père et le manque de repères (Papaoutai), les fabricants de cigarettes et le cancer (Quand c’est?), les problèmes de couple (Tous les mêmesFormidable), les rapports Nord-Sud (Humain à l'eau), les excès (Ta fête et Sommeil) ou le VIH (Moules frites). Dans Bâtard, la référence à Jacques Brel sur certains accents de Stromae est présente, comme lorsqu'il entonne « Haa, pardon, monsieur ne prend pas parti… ». Il y dénonce le manque de position et les divisions en cases de la société, en évoquant le racisme, l'homophobie ou le sexisme.

http://www.fan-lexikon.de/musik/stromae/bilder/l/stromae-14912.jpghttp://news.jukebo.fr/files/2013/08/stromae.jpg

jueves, 4 de febrero de 2016

LE PERSONNAGE DU MOIS : JACQUES PRÉVERT




Jacques Prévert est né à Neuilly-sur-Seine le 4 février 1900 dans une famille de petits bourgeois. Il a toutefois été élevé dans l'amour de la littérature et du théâtre, que ses parents affectionnaient particulièrement. Il s'ennuie rapidement dans ses études et abandonne son éducation à l'âge de 15 ans. C'est à l'occasion de son service militaire à Istanbul qu'il rencontre Marcel Duhamel, qui lui permet d'intégrer les cercles littéraires de l'époque. En effet, à leur retour à Paris, Marcel héberge Jacques dans l'hôtel familial, au 54 rue du Château. L'endroit devient rapidement le quartier général des penseurs surréalistes, Raymond Queneau en tête.

Mais Prévert n'est pas un homme de meute, et il refuse de se laisser affilier au groupe des surréalistes, notamment en raison de ses conflits avec 
André Breton. Très engagé, il n'a jamais été encarté à aucun parti, et revendique une liberté de penser indépendante de tout et de tout le monde. Au début des années 1930, il crée le collectif théâtral Octobre, célèbre pour ses interventions parmi les ouvriers en grève, et notamment chez Citroën. Le groupe est invité aux Olympiades de Moscou et reçoit le premier prix avec « La bataille de Fontenoy ».

Jacques Prévert s'oriente ensuite naturellement vers l'écriture de scénarios pour le cinéma. Il sera l'auteur des films les plus célèbres des années 1930 et 1940, comme « Le Crime de Monsieur Lange » de
Jean Renoir, « Le Quai des brumes » ou « Les Enfants du paradis » de Marcel Carné. Ce film, réalisé pendant l'occupation à Nice, sort sur les écrans en 1945. Cette fresque se déroule dans le milieu artistique parisien entre 1840 et 1847, là où se regroupent tous les théâtres populaires de la capitale : le boulevard du Crime. Arletty, Pierre Brasseur et Jean-Louis Barrault interprètent des comédiens de quartier qui, pour certains, ont réellement existé. « Les Enfants du Paradis »  séduira largement le public français.

Après le succès de son premier recueil de poèmes, « Paroles » (1946), il devint un poète populaire grâce à son langage familier et ses jeux de mots. Ses poèmes furent mis en musique par Joseph Kosma dès 1935 et interprétés entre autres par Agnès Capri, Juliette Gréco, Les Frères Jacques et Yves Montand. Figure sacrée des libertaires et des poètes, grand antimilitariste et homme de citations, Jacques Prévert est aujourd'hui l'un des poètes les plus enseignés à l'école.
Ce poète et scénariste français, ami du célèbre photographe Robert Doisneau, est mort le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche) des suites d’un cancer du poumon, lui qui avait toujours la cigarette à la bouche.

 



LE CANCRE
Il dit non avec la têt Jacques Prévert e Jacques Prévert                        les chiffres et les mots
mais il dit oui avec le cœur                                                          les dates Jacques Prévert et les noms
il dit oui à ce qu’il aime                                                                Jacques Prévert les phrases et les pièges
il dit non au professeur                                                              et malgré les menaces du maître
il  est debout                                                                              sous les huées des enfants prodiges
on le questionne                                                                         avec des craies de toutes les couleurs
et tous les problèmes sont posés                                               sur le tableau noir du malheur
soudain le fou rire le prend                                                       il dessine le visage du bonheur
et il efface tout                                                                       Recueil  « Paroles » (1946)



Notre Père qui êtes aux cieux 
Restez-y 
Fort heureusement, chaque réussite est l'échec d'autre chose. 
Bien sûr, des fois, j'ai pensé mettre fin à mes jours,  mais je ne savais jamais par lequel commencer.
La vie est une cerise 
La mort est un noyau 
L'amour un cerisier. 

martes, 12 de enero de 2016

LE PERSONNAGE DU MOIS : ÉDOUARD MANET
Le maître des impressionnistes




Né à Paris le 23 janvier 1832, Édouard Manet voit le jour au sein d'une famille de la haute bourgeoisie. Ses premiers pas dans la vie sont marqués par l'incertitude et l'instabilité. Il étudie quelque temps dans l'atelier de Couture puis effectue de nombreux voyages qui inspireront son œuvre. Il propose ses toiles au « Salon » qui souvent les rejette. Il accueille donc avec enthousiasme la création du « Salon des refusés », où il peut exposer son très célèbre « Déjeuner sur l'herbe » (1863), l'une des plus grandes toiles de son œuvre, qui dérangera les critiques par la nudité d’une femme déjeunant en compagnie de deux hommes vêtus. Dans cette œuvre, Manet rompt avec les techniques académistes pour utiliser avec originalité les caractéristiques du mouvement impressionniste.
En 1865, il expose au « Salon » l’une de ses toiles, « Olympia », qui suscite une réaction encore plus vive contraignant le Salon à enlever le tableau. Manet s’est inspiré ici de la Vénus de Titien, qu’il a représentée en dehors de son contexte religieux. Olympia est en effet allongée, nue, semblant vouloir offrir ses charmes. Par son art, qui tend vers le modernisme, Manet n’est pas accepté par les critiques mais conserve toujours le soutien de nombreux artistes de son temps dont Baudelaire, Monet, Renoir, Zola, …
Il entreprend des voyages et y puise son inspiration pour toujours faire évoluer ses œuvres, cherchant, en effet, à se démarquer des mouvements de son temps : "Je peins ce que je vois, et non ce qu'il plaît aux autres de voir". Il revendique toujours sa propre subjectivité et l'importance de la vision du peintre par rapport aux règles admises.
Si les jeunes peintres qui allaient être le noyau de l'impressionnisme, Edgar Degas, Claude Monet, Auguste Renoir, Alfred Sisley, Camille Pissarro et Paul Cézanne, subirent l'influence de Manet, ceux-ci devaient par la suite, en retour, influencer son art, le rendant plus sensible aux jeux de lumière. Il faut donc voir en Manet, plutôt qu'un représentant à part entière de l'impressionnisme, un puissant inspirateur de celui-ci
Manet connaîtra tardivement la reconnaissance officielle à laquelle il aspirait et sera nommé Chevalier de la Légion d'honneur.

Il mourut à Paris le 30 avril 1883, laissant une œuvre importante, comprenant plus de quatre cents peintures à l'huile, des pastels et de nombreuses aquarelles.